Follow me twice

par HYGER ~ 16 novembre 2009

Je suis entrée de manière active dans le monde Twitter depuis peu. @HYGER

Au delà de la prise de connaissance, en temps réel des billets d’humeur de mes « followings », je dirais que cet outil a fait considérablement changer le rythme de mes activités de veille. Là où les newsletters et autres listes de diffusion, arrivent encore à une cadence raisonnée, avec Twitter, l’information se met à jour plusieurs fois par minute. En terme d’organisation, cela peut vite devenir difficilement gérable, surtout lorsque le cahier des charges que l’on a à finir, nous en fait manquer un nombre considérable… Cozop me permet de m’en sortir pour les liens vers des articles mais je manque quand même les billets d’humeur ;-)

Dernière révélation en date : un clone exclusivement (ou presque) professionnel de Twitter est en train de prendre son essor. Si je vous dit que j’ai eu connaissance de son existence par un retwitt d’un de mes followings, vous me suivez ?

Je ne vais pas pas réécrire le post bien tourné de Christophe RAMEL alias Kriisiis (décidément les Lyonnais…) mais pour résumer, Sprouter est à Twitter ce que Viadeo est à Facebook : de quoi ordonner les nouvelles informations de ses réseaux. Là où vous peiniez à suivre la mise à jours des twitts de vos contact, vous pourrez maintenant les suivre en double et/ou en différé avec Sprouter.

Je râle pour la forme et je me suis inscrite, trop curieuse de voir ce que cela va donner. En espérant qu’il ne se fasse pas envahir par la publicité comme les hub « d’information » de Viadeo. Follow me, je reste @HYGER

Print

Je m’en irai sauvegarder, dans le Paradis Blanc

par HYGER ~ 29 juin 2009

Un petit post avec des informations “alarmistes” de celles qui m’empêchent de dormir…
Ce blog a eu l’occasion d’héberger plusieurs messages sur le cloud computing. Au risque de paraître hors du temps ou parano, j’apporte une vision un peu différente.
Je relais ici des informations que j’ai apprises en écoutant/regardant l’intervention de Christian Fauré, lors d’une conférence passionnante organisée dans le cadre de l’association Ars Industrialis.
“Le numérique dans l’économie et la cognition de l’attention” ; La gigantomachie autour des data centers. (Durée environ 40 min).

Je rappelle brièvement de quoi il est question. Le cloud computing, se sont des software (logiciels) embarqués sur des réseaux que l’on utilise à distance. Plus besoin d’installer quelque chose en local sur son ordinateur. Vous utilisez votre traitement de texte via Internet, de n’importe quel poste dans n’importe quel coin du monde et vous retrouvez toujours vos données. Finies les mises à jour, elles se font automatiquement.
Les enjeux de ces projets ne sont toutefois pas qu’immatériel. Il y a derrière des logiques économiques et écologiques de masse. En effet, le phénomène se surdéveloppe et appelle plusieurs remarques et inquiétudes.

- Monopole des opérateurs privés
Il y a eu des sous-investissements des États dans le domaine et les seules offres sont proposées par des opérateurs privés dont Google. Les économies d’échelle sont de l’ordre de 1/16ème ce qui fait que la plupart des entreprises songent sérieusement à faire migrer leurs solutions logiciel vers du cloud computing au lieux d’acheter des licences pour des utilisations locales.
Le fait de travailler sur des application sur le Net pose aussi de sérieux problème de confidentialité. Les données étant quelque part sauvegardées sur des serveurs et non plus dans l’entreprise.
En règle général et par le passé, ce sont les États (et notamment l’État français) qui ont investi dans les technologies de réseau : téléphone, eau, électricité, train… parce qu’elles sont théoriquement difficiles à supporter par des entreprises du privé et qu’elles n’offrent un retour sur investissement que sur le long terme. La tradition française voulait aussi que ces technologies de réseau restent nationalisées pour éviter les dérives que l’on voit par exemple en Angleterre aujourd’hui.
À l’heure actuelle, des sociétés comme Google ont levé des fonds assez important pour proposer du cloud computing… au CNRS avec tous les risques que cela suppose : vol des données, aucune garantie de pérennité des services…
Des petites modules de cloud computing à une échelle restreinte sont déjà présents sur Internet, souvent à titre gratuits.

- Danger pour l’environnement
Le développement du Cloud Computing, renvoie aux questions de sauvegardes des données et donc au développement des data center à grande échelle.
Google représente aujourd’hui presque 1 million de serveurs. Il achète 1/2 million d’ordinateurs par an. Ces ordinateurs délivrent via Internet de la puissance de calcul. D’ici 4 à 5 ans, les data center produiront plus de CO2 que l’ensemble de l’industrie du transport aérien.
Les grands acteurs : Google, Amazon, Microsoft sont assez inquiets puisque d’ici quelques années, il n’y aura plus assez de centrales électriques au USA pour fournir l’électricité nécessaire aux data center. Ils cherchent de nouveaux territoires pour les installer et pensent déjà aux zones désertiques froides qui « épargneraient » l’énergie de la climatisation. De quoi accélérer la fonte des glaces…

- Nouveaux modèles économiques
Les dernières années ont fait la part belle aux industriels du contenant ou des Hardware (matériel) alors que les fournisseurs de contenus cherchent encore un remède au piratage. Comme le notait déjà Jean-Michel SALAÜN dans un post d’avril 2008, Apple s’en sort mieux à vendre du contenant iPods que du contenu iTunes.
Dans le cas du cloud computing est-ce la fourniture de Software (logiciel) et de services qui va triompher ? Avec les data center, la frontière est de plus en plus mince entre les entreprises du contenu et du contenant. Pour citer à nouveau Jean-Michel SALAÜN, « Si Google, contrairement à Apple, ne fait pas sa rentabilité sur la vente de matériels, il est clair que sa puissance informatique est un des éléments essentiels de son avantage concurrentiel, peut être aujourd’hui le premier ».

En attendant que Yann ARTHUS-BERTRAND survole à grand coup de litres de kérosène, des colonies de serveurs nichés dans les icebergs, on se souhaite bonne nuit ?

Avoir des “amis”, ça rapporte !

par HYGER ~ 22 juin 2009
Source : sxc.hu - Image libre de droit

Source : sxc.hu - Image libre de droit

Les 5 minutes de bavardages avec mes collègues ce matin m’ont alerté sur un business intéressant dont parlait l’émission Capital sur M6 hier soir.
Je me suis donc renseignée sur ce petit jeune de 23 ans qui arrive à gagner de l’argent facilement en « ramenant du monde dans des soirées ». Le phénomène n’est pas forcément nouveau, à ceci près qu’il a pris de l’ampleur avec… je vous le donne en mille : Facebook. Le côté obscur du web 2.0 ? pour citer notre dévoué professeur.

Notre jeune étudiant français Erasmus (?) à Barcelone « travaille » pour le compte d’un intermédiaire dont le but est de remplir des discothèques. Il joue donc le rabatteur et se trouve rémunéré en fonction du nombre de personnes qu’il va réussir à attirer ledit soir.

Dans le reportage, il a gagné environ 300 euros (pour 150 à 200 personnes ramenées). Pas mal en un soir mais moins rutilant si l’on sait qu’il passe deux heures par jours pendant deux semaines à relancer ses amis/clients sur Facebook pour être certain qu’ils viendront grossir sa liste. Assez maigre aussi, face aux 10 000 euros mensuel de son « boss », qui lui, négocie directement avec les gérants de la boite de nuit et est à la tête d’une petite armée d’étudiants rabatteurs. Mais on va encore dire que je chipote. Si on regarde le bon côté des choses, le jeune homme travaille son anglais et son espagnol pour prendre contact avec ses amis et se sert de Facebook quand Facebook se sert de lui chaque jour. L’arroseur arrosé en somme, ou l’élève qui dépasse le maître.

Finalement on retombe dans le schéma des entreprises pyramidales qui fondent leur succès sur les réseaux de connaissances : Tupperware, Herbalife, Avon… Facebook permet juste de ratisser un peu plus large. Mais à 2 euros le contact… on se demande si les boites en plastique ne sont pas plus lucratives !

L’émission est encore en ligne, vous pourrez la regarder en suivant ce lien.